Prix VMC double flux : budget complet matériel, pose et aides

Le prix d’une VMC double flux se situe entre 4 000 € et 12 000 € tout compris (matériel + pose + réseau de gaines), selon la surface du logement, la complexité de l’installation et le niveau de performance choisi. Ce budget inclut le caisson avec échangeur, le réseau de gaines isolées, les bouches d’extraction et d’insufflation, et la main-d’œuvre. Il n’inclut généralement pas les travaux de faux-plafond, le traitement acoustique spécifique ou les options connectées avancées.
Cet article vous permet de :
- Connaître les fourchettes réalistes selon votre configuration (neuf, rénovation, surface)
- Comprendre le détail des coûts : matériel, pose, réseau de gaines
- Identifier les facteurs qui font grimper ou baisser la facture
- Chiffrer l’entretien sur la durée
- Découvrir les aides : MaPrimeRénov, TVA réduite, CEE
Prix VMC double flux tout compris : fourchettes selon la configuration
Voici les budgets réels constatés pour une installation complète de VMC double flux, matériel et main-d’œuvre inclus, hors aides financières.
| Configuration | Surface logement | Prix tout compris | Détails |
|---|---|---|---|
| Appartement simple | 50-70 m² | 4 000 – 6 000 € | Réseau court, caisson compact, pose rapide |
| Maison neuve standard | 100-120 m² | 6 000 – 8 500 € | Réseau optimisé dès la construction, accès faciles |
| Maison rénovation classique | 100-120 m² | 7 500 – 10 000 € | Contraintes passages gaines, reprise plafonds |
| Grande maison neuf | 150-200 m² | 9 000 – 12 000 € | Réseau étendu, caisson haute performance |
| Rénovation complexe | 150-200 m² | 11 000 – 15 000 € | Nombreux obstacles, renforcements structure |
Ces tarifs correspondent à des installations réalisées par des professionnels qualifiés RGE, avec du matériel de marques reconnues (Atlantic, Aldes, Zehnder, Vasco) et un réseau de gaines conforme aux normes en vigueur.
Ce qui fait varier le prix :
- Surface et nombre de pièces : plus le logement est grand, plus le réseau de gaines est long et complexe (linéaire de gaines, nombre de bouches d’extraction et d’insufflation).
- Configuration architecturale : une maison de plain-pied avec faux-plafond sur tout le rez-de-chaussée simplifie considérablement la pose, contrairement à une maison à étages avec combles non aménageables ou sans vide technique.
- Neuf versus rénovation : en construction neuve, le réseau de gaines se positionne avant la pose des plaques de plâtre, ce qui réduit le temps de main-d’œuvre de 30 à 50 %. En rénovation, il faut souvent créer des passages, adapter les cheminements, parfois refaire partiellement des plafonds.
- Performances du caisson : un caisson d’entrée de gamme avec rendement de l’échangeur à 85 % coûte 1 500-2 500 €, tandis qu’un modèle haut rendement (> 95 %) avec bypass automatique, filtres haute efficacité et régulation avancée atteint 3 500-5 000 €.
- Options et accessoires : préchauffage électrique ou géothermique (+ 500-1 500 €), VMC double flux thermodynamique avec pompe à chaleur intégrée (+ 2 000-4 000 €), sondes CO₂ et hygrométrie (+ 200-400 € par sonde).
Pour un chiffrage précis, faites réaliser plusieurs devis par des professionnels RGE après visite technique du logement.
Prix du matériel VMC double flux : caisson, échangeur et composants
Le coût du matériel représente 40 à 60 % du budget total d’une installation de VMC double flux. Voici le détail des principaux postes.
Caisson VMC double flux : cœur du système, il contient deux ventilateurs (extraction et insufflation), l’échangeur thermique, les filtres et la régulation électronique. Prix constaté : 1 200 € (modèle compact 70-100 m²) à 4 500 € (grande maison, rendement > 95 %, très silencieux). Les modèles avec bypass automatique (permet de rafraîchir en été en court-circuitant l’échangeur) ajoutent 200-400 € au prix de base.
Échangeur thermique : composant central qui récupère les calories de l’air vicié extrait pour préchauffer l’air neuf entrant. Le rendement varie de 85 % (entrée de gamme) à 98 % (très haut de gamme). Un rendement élevé génère des économies de chauffage substantielles : pour une maison de 120 m², passer de 85 % à 95 % de rendement représente environ 150-250 € d’économie annuelle en région tempérée.
Réseau de gaines : ensemble des conduits qui distribuent l’air dans chaque pièce. Deux types : gaines souples isolées (3-5 €/mètre linéaire) ou gaines rigides isolées (5-8 €/mètre). Une maison de 100 m² nécessite 60-100 mètres linéaires, soit 250-600 € de gaines. L’isolation des gaines est indispensable pour éviter les déperditions thermiques et la condensation.
Bouches d’extraction et d’insufflation : éléments visibles au plafond ou mur. Comptez 15-40 € par bouche simple, 40-80 € pour des modèles design ou autoréglables. Une installation complète nécessite 8-16 bouches selon le nombre de pièces.
Filtres : double jeu de filtres (air extrait et air neuf). Fournis d’origine avec le caisson, ils sont à remplacer tous les 6-12 mois (voir section entretien).
Accessoires et régulation : télécommande ou interface murale (100-300 €), préchauffage électrique pour zones très froides (500-1 200 €), kit by-pass motorisé si non inclus (200-400 €).
Total matériel seul pour une maison de 100-120 m² : 2 500-5 000 € selon le niveau de gamme et les options choisies. Ce matériel est généralement garanti 2 ans pièces et main-d’œuvre, avec une durée de vie de 15-20 ans pour le caisson et 10-15 ans pour les moteurs.
Coût de la pose et de l’installation d’une VMC double flux
Le coût d’installation de la VMC double flux varie considérablement selon la complexité du chantier et représente 40 à 60 % du budget global.
Main-d’œuvre pure : un installateur professionnel facture entre 1 500 € et 4 500 € la pose, hors fournitures. Ce tarif couvre :
- L’étude technique préalable et dimensionnement du réseau
- Le perçage des passages de gaines (murs, plafonds)
- La pose et fixation du caisson (généralement en combles ou local technique)
- Le tirage et fixation du réseau de gaines
- La pose des bouches d’extraction (cuisine, salles de bains, WC) et d’insufflation (chambres, salon)
- Le raccordement électrique (ligne dédiée obligatoire)
- Les reprises d’étanchéité à l’air
- La mise en service et équilibrage des débits
Durée d’intervention : 1-2 jours pour un appartement simple, 2-4 jours pour une maison neuve standard, 3-6 jours pour une rénovation complexe avec création de passages.
Facteurs qui augmentent le coût de pose :
Absence de vide technique : si aucun faux-plafond n’existe et que les combles ne permettent pas le passage des gaines, il faut créer des coffrages ou passer par des cloisons. Cela peut ajouter 1 000-3 000 € au coût initial.
Logement multi-niveaux : une maison sur deux ou trois étages nécessite des gaines verticales dans les murs ou des passages par des gaines techniques. Chaque niveau supplémentaire ajoute 500-1 200 € en main-d’œuvre.
Rénovation avec contraintes : poutres apparentes à contourner, dalles béton à percer pour passages verticaux, isolation existante à déposer temporairement. Ces situations augmentent le temps d’intervention de 30 à 80 %.
Isolation acoustique renforcée : si le caisson est positionné près des chambres, il faut parfois créer un caisson antibruit ou installer des silencieux sur les gaines (+ 300-800 €).
Zones climatiques froides : l’ajout d’un système de préchauffage de l’air neuf (résistance électrique ou puits canadien/provençal) complexifie l’installation (+ 500-1 500 €).
Pour limiter ces surcoûts, privilégiez une installation en construction neuve ou lors d’une rénovation lourde où les plafonds et cloisons sont déjà ouverts. L’intégration dès la conception réduit drastiquement la complexité et le coût final.
Prix VMC double flux en rénovation versus construction neuve
La différence de coût d’installation entre rénovation et construction neuve peut atteindre 30 à 50 % pour une même surface, principalement en raison de la main-d’œuvre.
En construction neuve :
- Les gaines se posent avant les plaques de plâtre, sur des suspentes ou en apparent dans les combles, sans aucune contrainte d’accès.
- Les percements pour les bouches se réalisent directement lors de la pose du placo.
- Le caisson s’installe facilement dans les combles ou un local technique prévu à cet effet.
- Aucune découpe, aucune réparation, aucune poussière dans un logement occupé.
- Coût typique : 5 500-8 000 € pour une maison de 100-120 m².
En rénovation :
- Il faut repérer les passages possibles pour les gaines (souvent par les combles, parfois par des faux-plafonds à créer).
- Les percements dans les murs porteurs ou dalles nécessitent des outils spécifiques (carotteuse, perforateur).
- Le cheminement des gaines doit contourner l’isolation existante, les poutres, les câbles électriques.
- Les reprises de plafond après passage de gaines nécessitent un plaquiste (reprise des joints, peinture).
- Coût typique : 7 500-11 000 € pour la même surface.
Cas particuliers :
Rénovation avec combles aménageables : si vous disposez de combles perdus accessibles sur toute la surface du logement, le surcoût par rapport au neuf se limite à 10-20 % (6 500-9 000 € pour 100-120 m²).
Rénovation BBC/passive : lors d’une rénovation thermique complète avec isolation renforcée et étanchéité à l’air, la VMC double flux s’intègre au projet global. Les entreprises regroupent les interventions, ce qui optimise les coûts (8 000-10 000 € pour 100-120 m² dans un bouquet de travaux).
Appartement en rénovation : en immeuble collectif, vérifier que le règlement de copropriété autorise le percement de façade pour les prises d’air neuf et rejet d’air vicié. L’installation est souvent plus simple qu’en maison (réseau court, pas de combles), mais nécessite l’accord de la copropriété (4 500-7 000 € pour 60-80 m²).
En rénovation, demandez systématiquement une visite technique préalable pour identifier les contraintes et éviter les mauvaises surprises en cours de chantier.
Entretien VMC double flux : filtres, fréquence et coûts annuels
L’entretien d’une VMC double flux conditionne directement ses performances énergétiques, la qualité de l’air intérieur et sa durée de vie. Budget annuel à prévoir : 80-200 €.
Remplacement des filtres : opération principale, à réaliser tous les 6 à 12 mois selon le niveau de pollution extérieure (proximité route, pollens, zone urbaine dense). La VMC double flux dispose de deux jeux de filtres :
- Filtre sur air extrait (air vicié sortant du logement) : retient poussières, graisses de cuisine, peluches. Prix : 15-30 € selon modèle.
- Filtre sur air neuf (air entrant de l’extérieur) : protège l’échangeur et filtre pollens, particules fines, pollution. Filtres G4 (basiques) : 15-25 €, filtres F7 ou F9 (haute filtration allergènes) : 30-60 €.
Comptez 50-120 € par an pour les filtres si vous les remplacez vous-même. Un contrat d’entretien avec l’installateur facture 120-250 €/an et inclut le remplacement des filtres, le nettoyage des bouches, le contrôle des débits et de l’échangeur.
Nettoyage des bouches et gaines : à réaliser tous les 2-3 ans. Les bouches d’extraction (cuisine, salle de bains) accumulent poussières et graisses. Démontage et lavage à l’eau savonneuse suffisent. Les gaines nécessitent rarement un nettoyage complet si les filtres sont changés régulièrement, sauf en cas d’encrassement important (tabac, animaux, travaux). Nettoyage professionnel des gaines : 200-400 € tous les 5-10 ans.
Nettoyage de l’échangeur : tous les 2-3 ans, démonter l’échangeur thermique et le nettoyer à l’eau tiède (certains modèles passent au lave-vaisselle). Cette opération prend 30 minutes et ne coûte rien si vous la faites vous-même. Sinon, inclus dans les contrats d’entretien.
Contrôle et remplacement des moteurs : les moteurs EC basse consommation ont une durée de vie de 10-15 ans. Remplacement : 300-600 € par moteur (extraction ou insufflation), pose comprise.
Indicateurs de maintenance : la plupart des VMC double flux modernes disposent d’un témoin lumineux ou d’une alerte sur l’interface qui signale l’encrassement des filtres. Ne négligez jamais cet indicateur : des filtres saturés réduisent les débits d’air, augmentent la consommation électrique et dégradent la qualité de l’air intérieur.
Budget entretien sur 15 ans : 1 200-3 000 € (filtres + nettoyages + contrats), à comparer aux économies de chauffage générées (3 000-6 000 € sur 15 ans pour une maison de 120 m² bien isolée).
Aides financières : MaPrimeRénov, TVA réduite et CEE pour VMC double flux
L’installation d’une VMC double flux ouvre droit à plusieurs aides financières sous conditions strictes, réduisant significativement le reste à charge.
MaPrimeRénov VMC double flux : aide forfaitaire versée par l’Agence nationale de l’habitat (Anah) aux propriétaires occupants ou bailleurs réalisant des travaux de rénovation énergétique.
Montants en 2024-2025 (susceptibles d’évoluer) :
- Ménages très modestes (bleu) : 4 000 €
- Ménages modestes (jaune) : 3 000 €
- Ménages intermédiaires (violet) : 2 000 €
- Ménages aisés (rose) : non éligibles au forfait VMC double flux seul
Conditions d’éligibilité :
- Logement de plus de 15 ans (2 ans minimum pour un remplacement de chaudière fioul).
- Installation réalisée par un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) qualifié “ventilation”.
- Caisson certifié (label NF VMC, Eurovent ou équivalent) avec rendement de l’échangeur ≥ 85 %.
- Respect des débits réglementaires (arrêté du 24 mars 1982 modifié).
La demande se fait impérativement avant signature du devis sur maprimerenov.gouv.fr. Le versement intervient après réception des travaux et transmission de la facture.
TVA réduite à 5,5 % : applicable automatiquement sur la main-d’œuvre et le matériel si le logement a plus de 2 ans et que l’installation est réalisée par un professionnel. Économie de 14 % sur le montant TTC par rapport à la TVA normale à 20 %. Aucune démarche spécifique, il suffit de fournir une attestation simplifiée à l’entreprise.
Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : prime versée par les fournisseurs d’énergie (EDF, Engie, TotalEnergies, etc.) ou délégataires. Montant variable selon les offres commerciales : 300-800 € en moyenne pour une VMC double flux. Cumulable avec MaPrimeRénov. La démarche s’effectue généralement avant signature du devis, via le site du fournisseur d’énergie.
Éco-PTZ (Éco-Prêt à Taux Zéro) : prêt bancaire sans intérêts jusqu’à 50 000 € pour financer des travaux de rénovation énergétique, dont la VMC double flux dans le cadre d’un bouquet de travaux. Remboursement sur 20 ans maximum. Accessible sans condition de ressources, mais nécessite un professionnel RGE.
Exemple de financement pour une installation de 8 000 € TTC (maison 120 m²) :
- Prix initial : 8 000 €
- MaPrimeRénov (ménage modeste) : – 3 000 €
- CEE : – 500 €
- Économie TVA réduite (incluse dans le prix TTC) : déjà appliquée
- Reste à charge : 4 500 €, finançable via éco-PTZ
Sur 15 ans, les économies de chauffage (300-500 €/an pour une maison moyennement isolée) couvrent largement cet investissement.
Attention : les barèmes et conditions évoluent régulièrement. Vérifiez les aides en vigueur sur maprimerenov.gouv.fr et france-renov.gouv.fr avant d’engager votre projet.
Erreurs fréquentes qui font exploser le prix d’une VMC double flux
Certaines erreurs de conception ou de mise en œuvre augmentent drastiquement le coût final d’une installation de VMC double flux, ou génèrent des dysfonctionnements coûteux à corriger.
Sous-dimensionnement du réseau de gaines : des gaines trop fines (75 mm au lieu de 90-125 mm) créent des pertes de charge importantes. Les moteurs forcent, consomment davantage, s’usent prématurément, et les débits ne sont pas atteints. Correction : reprise complète du réseau (2 000-4 000 €).
Gaines non isolées : en zone froide (combles non chauffés), des gaines non isolées provoquent de la condensation, des déperditions thermiques et dégradent le rendement global. L’isolation doit être d’au moins 25 mm d’épaisseur. Ajout d’isolation après coup : 500-1 200 €.
Caisson mal positionné : un caisson placé dans une chambre ou trop près génère des nuisances sonores. Le déplacer après installation coûte 800-1 500 €. Privilégiez toujours un local technique, cellier, garage ou combles éloignés des pièces de vie.
Absence de préchauffage en zone froide : en région où les températures descendent régulièrement sous -5 °C, un caisson sans préchauffage risque le givrage de l’échangeur. Ajout ultérieur d’une résistance électrique : 600-1 000 €.
Installation non RGE : sans qualification RGE, aucune aide financière (MaPrimeRénov, CEE). Pour 8 000 € de travaux, vous perdez potentiellement 3 000-4 000 € d’aides. Vérifiez toujours la qualification RGE de l’entreprise avant signature.
Oubli du by-pass : en été, sans bypass, l’air entrant est réchauffé inutilement par l’échangeur. Inconfort et surconsommation de climatisation éventuelle. Ajout d’un bypass motorisé après coup : 400-800 €.
Réseau non étanche : des fuites sur le réseau (jonctions mal serrées, gaines trouées) réduisent les débits effectifs et dégradent l’efficacité. Un test d’étanchéité doit être réalisé en fin de chantier (obligatoire pour certaines aides). Reprise des fuites : 300-1 000 € selon l’ampleur.
Mauvais équilibrage des débits : chaque bouche doit délivrer le débit réglementaire. Sans équilibrage précis à la mise en service, certaines pièces sont sous-ventilées, d’autres sur-ventilées. Intervention d’équilibrage : 200-400 €.
Pour éviter ces surcoûts, choisissez un installateur expérimenté, exigez une étude technique préalable détaillée, et demandez une attestation de mise en service avec mesure des débits et test d’étanchéité.
VMC double flux thermodynamique : prix et intérêt
La VMC double flux thermodynamique intègre une petite pompe à chaleur dans le caisson, qui récupère encore plus de calories sur l’air extrait pour chauffer l’air neuf insufflé, ou pour produire de l’eau chaude sanitaire via un ballon tampon.
Prix : 8 000-15 000 € tout compris, soit 3 000-5 000 € de plus qu’une VMC double flux classique de performance équivalente.
Avantages : rendement global supérieur à 100 % (récupération + calories pompées), couverture partielle des besoins de chauffage dans les maisons passives ou BBC, production possible d’ECS (50-70 % des besoins pour un foyer).
Inconvénients : coût d’achat élevé, maintenance plus complexe (circuit frigorifique), dépendance à l’électricité, amortissement long (12-18 ans).
Pertinence : réservée aux projets neufs très performants (RT 2012, RE 2020, passif) en zone climatique tempérée à froide, où la VMC thermodynamique remplace partiellement un système de chauffage. Peu intéressante en rénovation standard ou en région chaude.
Si votre maison n’est pas à très basse consommation énergétique, une VMC double flux classique haut rendement (95 %+) offre un bien meilleur rapport coût/bénéfice.
Prix VMC double flux : ce qu’il faut retenir pour votre projet
Pour budgéter correctement votre installation de VMC double flux, retenez ces points clés :
Budget global réaliste : 4 000-12 000 € selon surface et complexité, avec une moyenne de 7 000-8 500 € pour une maison neuve de 100-120 m². En rénovation, comptez 20-30 % de plus.
Détail des coûts : 40-60 % pour le matériel (caisson, gaines, bouches), 40-60 % pour la pose. Privilégiez un caisson performant (rendement ≥ 92 %) et un réseau de gaines correctement dimensionné.
Aides mobilisables : jusqu’à 4 000 € via MaPrimeRénov pour les ménages modestes, + 300-800 € de CEE, + TVA 5,5 % automatique. Ces aides réduisent le reste à charge de 30 à 50 %.
Entretien : 80-200 €/an (filtres principalement). Ne négligez jamais le remplacement des filtres, sous peine de surconsommation électrique et dégradation de la qualité de l’air.
Erreurs à éviter : choisir un installateur non RGE (perte des aides), sous-dimensionner les gaines, oublier l’isolation des gaines, mal positionner le caisson (bruit), négliger le bypass en région chaude.
Rentabilité : pour une maison de 120 m² bien isolée, une VMC double flux génère 300-500 € d’économies de chauffage par an, soit un retour sur investissement (aides déduites) de 8-12 ans. Au-delà, vous économisez sur la durée de vie du système (15-20 ans).
Demandez systématiquement 3 devis détaillés auprès d’installateurs RGE qualifiés “ventilation”, comparez les marques de caisson proposées, les rendements annoncés, et exigez une visite technique préalable. Un projet bien étudié en amont évite 90 % des déconvenues et surcoûts.
